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Les défis du nouveau ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports

Nommé ce mardi par le roi Mohammed VI à la tête du ministère la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Othman El Ferdaous se montre très confiant quant aux défis de ce portefeuille. En 6 mois, son prédécesseur, El Hassan Abyaba a accumulé plusieurs «bourdes», et c’est aujourd’hui à lui de les corriger. Quels sont donc ses ambitions pour ce département et les défis qu’il doit relever ?

Par Nora Jaafar, Publié le 09/04/2020 à 17:19, mis à jour le 09/04/2020 à 17:46
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Les défis du nouveau ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports

Après 6 mois à la tête du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, El Hassan Abyaba a été limogé le mardi 7 avril par le roi Mohammed VI. Pour le remplacer, le souverain a nommé Othman El Ferdaous, ex-secrétaire d’État en charge de l’investissement. Ce dernier s’est déplacé mercredi Avenue Ibn-Sina, à Rabat, pour prendre la place de son prédécesseur, et confrère du même parti l’Union constitutionnelle, tout en affirmant être «fier de la confiance royale placée en sa personne». Selon Le Matin, le nouveau ministre a souligné que son département est étroitement lié au nouveau modèle de développement, dont l’objectif revêt une importance cruciale pour le devenir du pays. Lors de cette passation des pouvoirs très médiatisée, et en arborant un masque de protection, El Ferdaous a exprimé son souhait de renforcer les efforts du peuple marocain dans la lutte contre la pandémie du coronavirus.

 

Les défis d’El Ferdaous

Pour L’Économiste, le nouveau ministre a du pain sur la planche, surtout qu’il doit réparer les multiples bourdes d’El Hassan Abyaba. Le journal cite plusieurs dossiers urgents qui attendent Othman El Ferdaous, notamment les colonies de vacances, les terrains de proximité et l’audit des fédérations sportives. La même source parle également des mauvaises décisions du ministre sortant, dont l’avortement du processus de recrutement des cadres et la saisie de la Cour des comptes pour auditer les dépenses accumulées dans le cadre des "Jeux africains" organisés en 2019 au Maroc.

De son côté, Le360 précise qu’El Ferdaous devra réconcilier son département avec le secteur de la presse. Ce dernier, affirme le support digital, n’a toujours pas oublié la décision unilatérale d’Abyaba de suspendre l’impression et la diffusion des journaux. Dans ce sens, L’Économiste dénonce que ni la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, ni le Conseil national de la presse (CNP), ni le Syndicat national de la presse marocaine n’ont été consultés ni avisés au préalable de cette démarche. Le journal soutient que désormais le sort de ces entreprises de presse et des imprimeries, qui emploient des milliers de personnes, est entre les mains du nouveau ministre.

Par ailleurs, Nadia Salah, l’éditorialiste de L’Économiste, revient sur le dernier dérapage d’Abyaba qui lui a attiré les foudres des correspondants de la presse étrangère accréditée au Maroc. La veille de son licenciement, l’ex-ministre et ex-porte-parole du gouvernement a pointé du doigt les médias étrangers en les accusant de rapporter «des chiffres et des données partielles et des faits amplifiés et mis hors de leur contexte à des fins d’agitation médiatique». Une sortie jugée «maladroite» par l’éditorialiste, qui y voit un geste qui porte atteinte à l’image du royaume, en lançant qu’«il ne faut qu’une bêtise pour débuter le processus d’empoisonnement». Puis s’adressant au jeune ministre (41 ans), elle souligne que «laisser l’information circuler, surtout en un moment où le Maroc est remarquablement gouverné, c’est laisser les citoyens, les faiseurs d’opinions et les journalistes protéger leur royaume, avec la conscience sûre de bien faire».

Enfin, Le1 estime pour sa part que la suspension des compétitions footballistiques permettra à Othman El Ferdaous de se concentrer davantage sur les problématiques de la Jeunesse, de l’Enfance et de la Culture et d’optimiser la productivité ainsi que de redéfinir les objectifs et les ambitions de son département dans ce contexte pandémique complexe et inédit.

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