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La presse arabophone du 6 avril 2020

Enseignement à distance : quid des sociétés d'assurances ? | Début du procès de Yassir Abbadi le 22 avril | Safi : Alerte maximale dans le nouveau port | Tanger : une crypte historique menacée de destruction | 340 membres du corps de la Santé en quarantaine | « Zoom » largement utilisé malgré les avertissements

Par Iliasse E., Publié le 05/04/2020 à 23:19, mis à jour le 06/04/2020 à 08:24
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La presse arabophone

AL-MASSAE : Enseignement à distance : quid des sociétés d'assurances ? L'explosion d'une batterie de téléphone au visage d'un élève qui suivait ses cours à distance a levé le voile sur les failles d'assurance qui accompagnent ce dispositif. La mère de l'élève a émis un appel à l'aide financière pour couvrir les frais d'une opération des yeux de son enfant, ce qui laisse penser que les compagnies d'assurance, contractuelles avec le ministère de l'Éducation, n'incluent pas les accidents liés à l'enseignement à distance dans leur cahier des charges. Le ministre de l'Éducation est intervenu personnellement pour contenir ce dossier en demandant une "exception" aux assureurs, pour traiter l'affaire en tant qu'accident scolaire.

 

Début du procès de Yassir Abbadi le 22 avril. Le Procureur général du Roi a décidé de poursuivre en état de liberté Yassir Abbadi, fils du guide spirituel de l'organisation Al-Adl Wal Ihsane, pour «atteinte à corps constitué» et «obstruction à l'exécution des décisions des autorités publiques», et ce selon les dispositions des articles 263 et 265 du Code pénal. Ce dernier a publié des posts sur les réseaux sociaux accusant l'État de «régime dictatorial et terroriste qui enlève tous ceux qui protestent pacifiquement et les emprisonne, juste parce qu'ils demandent la construction d'un hôpital». Le début de son procès est fixé au 22 avril. L'organisation, elle, a commenté cette décision en déclarant s'attendre à l'annulation de cette poursuite et «la correction de l'erreur de cette détention arbitraire sans motif légal».

 

 

AL-AKHBAR : Safi : Alerte maximale dans le nouveau port. Le staff d'un navire commercial transportant du charbon a subi des analyses au large des côtes de Safi, avant que le feu vert ne soit donné à l'embarcation d'amarrer au nouveau port de la ville. Le capitaine et ses 20 marins ont reçu l'ordre de ne pas poser pied à quai en attendant la fin du débarquement de la cargaison. Cette mesure est applicable à tous les bateaux quel que soit leur pavillon. Le port de pêche, pour sa part, est à l'arrêt. L'activité de 1651 bateaux de pêche inscrits au port est suspendue avec des répercussions sévères à la clé. Le secteur emploie, directement et indirectement, près de 20000 personnes.

 

Tanger : Aussitôt découverte, une crypte historique menacée de destruction. Les travaux d'aménagement de la Place de la Marche Verte (près du port de Tanger) ont levé le voile sur l'existence d'une crypte remontant à l'époque mérinide (1269-1465). Selon des associations locales actives dans la défense du patrimoine, ce monument était sur le point d'être détruit par la société en charge des travaux. Ces associations refusent également tout projet d'extension de la Marina de la ville, et appellent les autorités à former une équipe d'experts pour valoriser le site découvert.

 

 

ASSABAH : 340 membres du corps de la Santé en quarantaine. À Casablanca, une clinique de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS) a fermé ses portes, le 4 avril, après la contamination au Covid-19 d'un médecin y travaillant. Quelque 40 cadres administratifs et de santé, dont le directeur de la clinique, ont été mis en quarantaine. Ils passeront 14 jours à domicile sous surveillance médicale. À Témara, 300 employés de l'hôpital Sidi Lahcen (médecins, infirmiers, cadres administratifs, gardiens, etc.) ont été soumis à la même procédure après la contamination d'un rhumatologue y exerçant. L'hôpital a été fermé et désinfecté.

 

«Zoom» largement utilisé malgré les avertissements. L'administration de la Défense Nationale avait averti autour des failles de sécurité de l'application de communication «Zoom». Cependant, une majorité d'écoles privées continue d'effectuer des visioconférences avec les étudiants à travers cette application, malgré les anomalies constatées lors de son usage. Des experts marocains ont indiqué que l'application n'a pas été conçue pour gérer un aussi grand nombre d'utilisateurs dans un intervalle si court, et que des pirates peuvent utiliser ses failles pour contrôler à distance les caméras et les microphones des ordinateurs.

 

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