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La presse arabophone du 19 mars 2020

"La tension monte dans les établissements de santé", "La fonction de crieur public renaît de ses cendres", "Tanger : Amendis sommée de suspendre le retrait des compteurs", "Casablanca : démolition et fermeture de cafés de chicha", "Des médecins volontaires pour répondre aux interrogations des citoyens", "L'OMP appelle à la libération des mineurs et des personnes de plus de 70 ans", "L'accord de pêche Maroc – UE menacé par le covid-19".

Par Iliasse E., Publié le 19/03/2020 à 01:43, mis à jour le 19/03/2020 à 08:05
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La presse arabophone

ASSABAH : La tension monte dans les établissements de santé. Reprenant la décision du ministère de l'Intérieur appelant les citoyens à se conformer à «l'isolement sanitaire» dans leurs domiciles, le quotidien rapporte que la tension est à son comble dans les établissements de santé. Le personnel de santé «vit sur les nerfs» suite aux manifestations successives de cas suspects et à la pénurie sévère en termes d'outils de protection et de stérilisation, rapporte le journal en citant des exemples d'hôpitaux de Casablanca et de Meknès.

 

La fonction de crieur public renaît de ses cendres. Magnétophones à la main, volontaires et agents de l'autorité publique sillonnent depuis peu les rues de plusieurs villes invitant les populations à rester chez elles. Ces pratiques, autrefois propres au métier de crieur public que l'ère digitale a poussé au chevet de l'extinction, reprennent de plus belle. Dans la culture marocaine, l'apparition du «berrah», de son nom en dialecte, signifie que l'heure est grave et que son message doit être pris au sérieux.

 

 

AL-AKHBAR : Tanger : Amendis sommée de suspendre le retrait des compteurs. Les services du ministère de l'Intérieur de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima ont sommé Amendis, société de distribution d'eau et d'électricité dans la région, d'interrompre provisoirement les retraits de compteurs. Le gestionnaire délégué ne devra plus recourir à cette mesure jusqu'à la fin de la période exceptionnelle décrétée par l'État pour la lutte contre l'épidémie du Coronavirus. La décision des autorités est motivée par la crainte d'une catastrophe sanitaire, surtout qu'une prévention efficace inclut une bonne hygiène (lavage des mains fréquent au savon, etc.). Selon le journal, le Préfet de M'diq est intervenu personnellement pour restituer des compteurs d'eau et d'électricité précédemment retirés par Amendis.

 

Casablanca : démolitions et fermetures de cafés à chicha. Le 17 mars dernier, les autorités ont eu recours à une pelleteuse pour démolir quelques façades de «cafés à chicha» dans la zone de Bournazil. Ces derniers accueillaient toujours la clientèle, en défiance de la décision du ministère de l'Intérieur de fermer les cafés et autres espaces publics. Cette nonchalance a poussé les autorités à recourir à la force pour faire respecter l'application des mesures préventives.

 

 

AL-MASSAE : Des médecins volontaires pour répondre aux interrogations des citoyens. Près de 120 médecins se sont mobilisés pour répondre aux demandes de renseignements de citoyens en cas de suspicion de contamination au Covid-19. Ils dispenseront leur assistance à travers un portail web développé à cet effet, fruit d'une initiative volontariste. La consultation peut être effectuée par des messages textes ou appels vidéo.

 

L'OMP appelle à la libération des mineurs et des personnes de plus de 70 ans. L'Observatoire marocain des prisons (OMP) a recommandé aux autorités judiciaires de prendre des mesures urgentes pour faire face à l'épidémie dans les établissements carcéraux. Il s'agit de mettre à disposition des détenus les produits désinfectants et d'hygiène recommandés, de réduire le nombre de détenus par cellule et de veiller à la désinfection des locaux. L'Observatoire a également suggéré de relaxer les mineurs en attente de leur procès, les personnes âgées de plus de 70 ans et les détenus devant sortir courant mars 2020.

 

 

AKHBAR-AL-YOUM : L'accord de pêche Maroc – UE menacé par le covid-19. Empêchés d'écouler leur quota de 30% de débarquements réalisés en eaux marocaines en vertu de l'accord de pêche Maroc-UE, les pêcheurs espagnols exigent de leur gouvernement et de l'Union européenne des dédommagements. L'activité de pêche étant suspendue en Espagne jusqu'à nouvel ordre, ces professionnels accusent des pertes sévères. L'avenir de cet accord se trouvera sûrement remis en cause, déduit le quotidien.

 

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