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Clôture du sommet controversé de l’OTAN

Les dirigeants de l’OTAN se sont réunis ce mercredi dans le cadre de la deuxième et dernière journée d’un sommet assez acrimonieux. L’alliance, qui célèbre cette année ses 70 ans, vise à résoudre les désaccords concernant les dépenses de l’organisation ainsi que les menaces futures auxquelles elle doit faire face, dont la montée en puissance de la Chine et les répercussions de l’offensive de la Turquie en Syrie.

Par Nora Jaafar, Publié le 04/12/2019 à 17:49, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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Le sommet 2019 de l’OTAN, qui s’est déroulé les 3 et 4 décembre 2019 à Londres, a attisé les tensions entre certains de ses membres. En effet, alors que le président américain Donald Trump et le président français Emmanuel Macron se disputaient sur les missions et les objectifs de l’organisation, les alliés militaires ont cherché à consentir leurs efforts pour sauver cette alliance vieille de 70 ans. « Il est clair qu’il est très important que l’alliance reste unie », a déclaré le Premier ministre britannique, Boris Johnson, alors qu’il se préparait à accueillir les chefs d’État et de gouvernement. « Mais il y a beaucoup, beaucoup plus qui nous unit que ce qui nous divise ». Les dirigeants ont ainsi tenu plusieurs réunions dans la capitale du Royaume-Uni, au cours desquelles de profondes divergences ont été soulevées. Trump, qui a qualifié par le passé l’OTAN d’obsolète, a critiqué Macron pour ses commentaires concernant la « mort cérébrale » de l’alliance. En réponse, le président français a souligné que les dirigeants devraient échanger ouvertement et honnêtement sur les problèmes existants afin de les résoudre. « C’est un fardeau que nous partageons : nous ne pouvons pas mettre de l’argent et payer le prix de la vie de nos soldats sans être clairs sur les principes fondamentaux de ce que devrait être l’OTAN », a-t-il lancé, indique BBC News.

 

L'offensive de la Turquie

L’un des principaux sujets abordés lors de ce sommet était l’offensive menée par la Turquie contre les Kurdes dans le nord-est de la Syrie. Membre de l’OTAN depuis 1952 et allié essentiel au Moyen-Orient, Ankara a agi, selon l’alliance, de manière unilatérale en attaquant la milice kurde du YPG et en achetant le système antimissile russe S-400. Le président turc Tayyip Erdogan a d’ailleurs menacé de s’opposer au plan de l’OTAN concernant la défense des pays baltes, si l’alliance ne reconnaît pas que certains groupes désignés par la Turquie, dont le YPG, sont bien terroristes. Toutefois, rapporte Al Jazeera, le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, a annoncé lors de sa conférence de presse finale qu’Erdogan s’est rétracté et a abandonné sa menace.

 

Augmentation des contributions à la défense

Lors de ce sommet, l’Europe, la Turquie et le Canada ont répondu aux accusations de Trump selon lesquelles ils ne contribuent pas assez au financement de la défense et qu’ils se contentent de promettre 400 milliards de dollars supplémentaires d’ici 2024. Reuters affirme que l’Allemagne, qui a souvent été critiquée à ce sujet, s’est ainsi engagée à consacrer dans ce sens 2 % de son PIB d’ici 2031.

 

Changement de cap

La France et l’Allemagne veulent que l’alliance envisage de jouer un rôle plus important au Moyen-Orient, voire même en Afrique. Une démarche qui marque un changement de la position historique de l’OTAN, qui jusqu’à présent était plus orientée vers l’est, remarque Reuters. Pour ce faire, l’organisation vise à obtenir le soutien de tous ses membres pour la création d’un « comité d’experts » qui sera chargé d’élaborer des plans de réforme.

 

Les conclusions du Sommet

Dans un communiqué final, les membres de l’OTAN réaffirment leur engagement à se défendre mutuellement. Selon Reuters, la Grande-Bretagne prévoit de mettre six navires de guerre, deux escadrons de chasse et des milliers de soldats à la disposition de l’OTAN. Une mesure qui fait suite à la demande des États-Unis qui veulent que les armées européennes soient davantage prêtes au combat. En outre, le communiqué souligne que l’alliance a prévenu pour la première fois la Chine qu’elle compte surveiller sa puissance militaire croissante. Les dirigeants ont également annoncé qu’ils se préparent à de futurs conflits dans l’espace, dans l’Arctique et au niveau des réseaux informatiques, en plus des batailles terrestres, maritimes et aériennes traditionnelles.

 

Pour conclure les deux jours du sommet de l’OTAN, Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’alliance a déclaré : « Les désaccords attireront toujours plus l’attention que lorsque nous sommes d’accord. Nous sommes 29 pays différents des deux côtés de l’Atlantique. Bien sûr qu’il y a des divergences. Le contraire serait très étrange. Mais la force de l’OTAN est que nous avons toujours été capables de surmonter ces différences. Nous prouvons aujourd’hui que l’OTAN fait des progrès sur le fond et que nous continuons à nous adapter et à réagir », rapporte le Figaro.

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