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44e anniversaire de la Marche verte : jour de fête et d'histoire

Ce mercredi 6 novembre, le Maroc célèbre le 44e anniversaire de la Marche verte, une fête patriotique qui a marqué l’histoire du Maroc. Cette célébration est une occasion de rappeler la lutte du peuple et du roi Hassan II contre l’occupation française et espagnole mais également de rendre hommage aux Marocains qui ont consacré leur vie à la libération du royaume de la colonisation et à la restitution de son intégrité territoriale.

Par Khansaa Bahra, Publié le 06/11/2019 à 09:09, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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Festivités et discours royal

Quarante-quatre ans après son organisation, le souvenir de la Marche Verte subsiste encore. Les Marocains des anciennes et nouvelles générations commémorent avec fierté cet événement historique. De plus, chaque année, la ville de Laayoune organise une célébration de la « marocanité » du Sahara. Un match de gala sera également disputé au stade El Sheikh à Ghazghef pour lequel de nombreuses stars du ballon rond ont confirmé leur participation (Trezeguet, Roger Milla, Samuel Eto’o, Gianluca Zambrotta, Bebeto, Edmilson, Figo, Rivaldo, Cafu, El Hadji Diouf...)

 

Par ailleurs, à l’occasion de cet anniversaire, SM le Roi Mohammed VI va s’adresser à la Nation marocaine. Selon le ministère de la Maison royale, du protocole et de la chancellerie, l’allocution du monarque « sera diffusée sur les ondes de la radio et à la télévision » ce mercredi 6 novembre à 21 heures. Toutefois, il n’a pas été indiqué d’où il sera prononcé.

 

La lutte pour l’intégrité territoriale du Maroc

Depuis que l’Espagne a occupé le Sahara en 1884, le Maroc a toujours lutté pour récupérer ses provinces du sud. Dans les années 1970, en réponse à la politique des dirigeants espagnols et des responsables de l’ONU, le roi Hassan II a décidé d’adopter une nouvelle stratégie pacifique qui ferait pression sur le colonisateur, d’autant plus qu’à l’époque, le général Franco, alors dirigeant du pays, était souffrant.

 

Après que la Cour internationale de Justice (CIJ) a jugé que bien qu’il « existait des liens juridiques et d’allégeance entre le Roi du Maroc et les populations du Sahara », cette région était une « terra nullius » (un territoire sans maître) avant l’occupation espagnole. Le 16 octobre 1975, Sa Majesté le roi Hassan II s’est alors adressé au peuple marocain dans un discours fédérateur, qui fait encore à ce jour la fierté du royaume. Il avait appelé ses citoyens à se rendre au Sahara pour défendre l’intégrité territoriale du Maroc. « Cher peuple, demain, tu franchiras la frontière. Demain, tu entameras ta Marche. Demain, tu fouleras une terre qui est tienne. Tu palperas des sables qui sont tiens. Demain, tu embrasseras un sol qui fait partie intégrale de ton cher pays », avait-il déclaré.

 

 

Le 6 novembre 1975, 350 000 Marocains et de 20 000 soldats ont répondu à l’appel de feu le roi Hassan II, portant des drapeaux marocains, des banderoles vertes, des corans et des photos du roi tout au long de la marche. 

 

 

 

Cette initiative pacifique a permis de récupérer les provinces du sud. Le 28 février 1976, le drapeau national marocain a été planté à Laayoune et le 14 août 1979, le Maroc a regagné la province d’Oued Eddahab. Cette marche a montré au monde entier le génie du roi Hassan II et la détermination du peuple marocain, qui a sacrifié sa vie pour mettre fin au colonialisme, qui sévissait dans le pays depuis près de cinquante ans, afin d’obtenir l’indépendance et de retrouver l’intégrité territoriale.

 

Le conflit du Sahara n’est pas encore résolu

Un an après la Marche verte, le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, a déclaré la guerre au Maroc après le retrait de l’Espagne. La guerre s’est poursuivie jusqu’à un cessez-le-feu en 1991. Depuis lors, le conflit du Sahara se poursuit encore. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté de nombreuses résolutions pour clôturer ce dossier, dont aucune n’a encore été adoptée.

 

Cependant, la dernière résolution, 2449, validée à la quasi-unanimité par le Conseil de sécurité le 31 octobre dernier, prévoie de légères modifications concernant l’Algérie. Elle appelle à une « solution politique, juste, durable et consensuelle », et exhorte l’Algérie à prendre ses responsabilités en tant que partie prenante du conflit. Quant au Maroc, le seul moyen de résoudre ce dossier est l’adoption du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, présenté le 30 avril 2007 au Conseil de sécurité et jugé « crédible » et « pragmatique » par les communautés sahraouies.

 

 

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