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Banques participatives : Les 1ers chiffres

Les banques participatives ont creusé leurs pertes en 2018 à 377 millions de DH. Mais, avec moins de deux ans d’existence, ces chiffres ne sont pas révélateurs puisque le poids des investissements pèse encore dans les comptes. Les charges générales d’exploitation ont atteint 445 millions de DH l’année dernière. Par contre, la dynamique sur le plan commercial serait intéressante à observer. Malgré l’absence du Takaful, l’encours des financements des établissements participatifs a atteint 4,5 milliards de DH à fin 2018.

Par J.R.Y, Publié le 23/07/2019 à 14:15, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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Après une année pleine d’activité, les résultats des banques et fenêtres participatives ont été dévoilés par la Banque centrale. Il faut dire que comme pour toute nouvelle activité, le poids des investissements de départ pèse encore lourd dans les comptes. Les banques islamiques ont cumulé une perte de 377 millions de DH en 2018 après 175 millions de DH l’année précédente.

 

Pour l’instant, la dynamique sur le plan commercial est la plus importante à observer. Aujourd’hui, l’activité de ces structures est quelque peu freinée par l’absence de certaines briques dans l’écosystème du financement participatif, notamment une diversité des instruments de refinancement et le Takaful. Mais, les banques n’ont pas attendu la mise en place de l’assurance islamique pour commencer à accorder des financements. Malgré le risque, l’encours a significativement augmenté pour atteindre 4,5 milliards de DH à fin 2018. On part de très bas aussi, ce qui explique le rythme de croissance sur les premières années.

 

La majorité des prêts, soit 90 %, est constituée de Mourabaha immobilière et 8 % de Mourabaha automobile. Les souscripteurs de ces produits se sont engagés à contracter une assurance dès qu’elle sera disponible. Le Takaful serait en phase finale d’adoption et devrait être disponible incessamment. Si les usagers sont plus enclins à aller solliciter un crédit auprès des banques et fenêtres participatives, ce n’est pas forcément le même engouement pour y déposer leur argent.

 

Les banques participatives tentent de gagner la confiance de leurs clients

L’encours des dépôts de la clientèle s’est établi à 1,7 milliard de DH à fin 2018. La collecte reste relativement modeste, même si l’activité est à ces balbutiements. Il est clair que la confiance dans ces nouvelles institutions doit encore mûrir. Sur l’ensemble de l’année, les banques et fenêtres participatives ont ouvert 56 000 comptes. Les dépôts de la clientèle représentent seulement 23 % des ressources de ces établissements.

 

Le développement du réseau tout en tenant compte de l’évolution des usages sera aussi essentiel pour drainer davantage de ressources clientèle. Sur les 115 nouvelles agences enregistrées dans le secteur bancaire en 2018, la moitié des ouvertures a été réalisée par les banques participatives. Au final, ces dernières ont réalisé un produit net bancaire de 67 millions de DH en 2018.

 

À noter qu’au niveau prudentiel, les banques participatives sont soumises aux mêmes exigences que les établissements conventionnels à savoir le respect d’un ratio Tier 1 (fonds propres durs) de 9 % et d’un ratio de solvabilité global de 12 %.

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