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Exclue de l’opération Marhaba, l’Espagne risque de perdre 1,15 milliard d’euros

Par Nora Jaafar, Publié le 09/06/2021 à 10:17, mis à jour le 09/06/2021 à 17:50          Temps de lecture 2 min.
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Marhaba 2021 : l’Espagne risque de perdre 1,15 MM€

La décision du Maroc d’exclure l’Espagne de l’opération Marhaba 2021, le programme d’accueil des membres de la diaspora marocaine pendant l’été, pourrait coûter à cette dernière 1,15 milliard d’euros (MM€). Le média ibérique La Razon a affirmé que plus de 3,2 millions de Marocains résidant en Europe traversent traditionnellement les ports espagnols, dont ceux d’Algésiras, de Tarifa et d’Almeria, pour rejoindre le Royaume pendant la saison estivale.

Selon le quotidien, l’exclusion de l’Espagne de l’opération Marhaba est un véritable coup dur pour l’économie espagnole, très touchée par les effets de la pandémie de la Covid-19. Cette décision impactera principalement les compagnies de ferries, les hôtels et les stations-service, entre autres.

La secrétaire générale du parti nationaliste d’extrême droite Vox à la Chambre des députés espagnole, Macarena Olona, a pris la parole sur Twitter pour condamner la décision du Maroc. Elle a déclaré que le port espagnol de Motril pourrait perdre à lui seul plus de 20 millions d’euros (M€) à la suite de cette démarche. «Sans parler du reste des ports à Algésiras, Tarifa, Malaga, Almeria, Alicante, Sebta et Melilia», a martelé Olona. Cette suspension aura également des répercussions sur toutes les entreprises du Sud de l’Espagne, déplore Jose Ignacio Landaluce, le maire d’Algésiras, en affirmant que cette décision est un «désastre».

Pour rappel, Rabat et Madrid sont confrontés à une profonde crise diplomatique en raison de la décision du gouvernement de Pedro Sanchez d’accueillir sur son sol le leader du Front du Polisario, Brahim Ghali, pour des soins médicaux. L’Espagne a permis à Ghali d’entrer sur son territoire en utilisant des documents falsifiés afin d’éviter qu’il ne soit poursuivi par la justice ibérique. Malgré de multiples plaintes prouvant l’implication du chef des séparatistes dans des crimes de viol, de génocide et de torture, un tribunal espagnol a rejeté ces accusations et lui a permis de rentrer en Algérie.

Cette décision a entraîné une nouvelle escalade de tensions, mais le Maroc n’a pas encore fait de remarque officielle concernant le départ de Brahim Ghali de l’Espagne. Cependant, Rabat a averti qu’une telle décision pourrait perturber de manière permanente les liens diplomatiques avec Madrid.

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